Inde, 31.03.2020

En Inde, les travailleurs migrants obligés de rentrer chez eux à pied

 

Après l’annonce du confinement du pays mercredi dernier (25 mars), lInde est silencieuse. En réaction, de nombreux migrants en situation précaire retournent dans leurs villages, parfois à pied sur des centaines de kilomètres, puisque les transports publics ne sont plus en fonction (plus à ce sujet). L’angoisse des villageois-e-s est croissante face à ces marcheurs susceptibles de ramener avec eux le virus et contaminer les populations rurales. Dans de nombreux villages soutenus par SWISSAID en Inde, les responsables du bureau ont vu des barricades se former pour bloquer les accès et empêcher les allées et venues

Tanzanie, 31.03.2020

Anxiété en Tanzanie face aux mesures d’endiguement

Dès l’annonce du premier cas confirmé de Covid-19 le 16 mars, puis le message télévisé du Président le 22 mars, la tension est montée d’un cran en Tanzanie. Toutes les écoles ont été fermées pour 30 jours, les grandes manifestations et rassemblements ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre, les regroupements de personnes sont fortement découragés, toutes les personnes arrivant des pays les plus touchés sont mis en quarantaine durant 14 jours.

Les nouvelles sur le coronavirus dominent toute l’actualité et les media sociaux sont en buzz continu. Les gens se soucient beaucoup des risques sanitaires, considérant les limites du système de santé du pays. Toutefois, les gens se préoccupent aussi énormément des conséquences de la pandémie sur l’économie. Dans un pays où une grande partie de la population vit sur des revenus gagnés au jour le jour, des mesures strictes de distanciation sociale et de confinement pourraient avoir des conséquences désastreuses, alors même que des secteurs cruciaux comme le tourisme sont déjà quasiment à l’arrêt. 

Votre solidarité fait la différence!

Dans ces moments difficiles, la solidarité est essentielle. Grâce à votre soutien, nous pouvons continuer à faire un travail de qualité et précieux dans nos pays partenaires.
Suisse, 30.03.2020

Être imaginatif, même en tant de crise

Le marché du samedi à Soleure (Suisse) a été suspendu pendant deux semaines. Néanmoins, certains agriculteurs continuent à vendre leurs légumes sur les étals à différents endroits dans la ville, tout en respectant les distances de sécurité. Parfois avec des méthodes ingénieuses, comme pour la caisse de cette ferme biologique. 

Au Nicaragua, les paysans craignent de ne pouvoir semer à temps

Nicaragua, 30.03.2020 | Avril est un mois très important pour les populations rurales du Nicaragua. C’est à ce moment-que les paysannes et paysans préparent le matériel, les semences et les ressources nécessaires à l’ensemencement prévu en mai, durant la saison des pluies. De ces semences dépend la survie de milliers de petites familles paysannes. C’est leur seul moyen de subsistance.  

SWISSAID Nicaragua et ses partenaires font leur possible pour assurer ces activités dans les communautés soutenues, afin que les populations les plus démunies survivent à cette crise 

Équateur, 30.03.2020

En réponse au Covid-19, la dette extérieure de l'Équateur augmente

Oscar Quillupangui, coresponsable de nos bureaux en Équateur, commente la situation financière de son État:

«Les premiers effets du covid-19 en Équateur confirment que le système de santé publique n’est pas préparé à la pandémie. Les hôpitaux manquent de matériel et doivent être urgemment équipés pour y faire face. Cependant, au lieu d‘investir dans ces ressources essentielles, le gouvernement équatorien vient de débourser 325 millions de dollars pour payer des obligations d’État, avec l’intention de pouvoir accéder à d’autres prêts. 

Alors que la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International ont confirmé pouvoir débloquer des sommes importantes durant les prochaines semaines, les citoyens ne comprennent pas pourquoi, dans un moment évident de crise mondiale, ces grandes institutions financières imposent des conditions aux pays pour accéder aux ressources sous forme de prêts. Il semblerait que le placement de prêts soit une bonne affaire à l’époque du Covid-19.» 

Niger, 27.03.2020

Nous sommes tous responsables de la propagation

«Niamey, 24 mars 2020, 19h, heure de la prière du Maghrib, du coucher du soleil. Ayant quitté le bureau à 18h30, j’ai pris mon chemin habituel pour rejoindre mon domicile. Que ne fut pas ma surprise de voir les gens serrés les uns contre les autres dans les différentes mosquées du quartier, comme à l’accoutumée, et comme si de rien n’était!! Pourtant, à peine une semaine plus tôt, le gouvernement avait rencontré les responsables des deux principaux cultes au Niger – Islam et Christianisme – afin qu’ils l’aident à sensibiliser la population sur les risques liés aux prières collectives. Peine perdue!!! Certaines personnes parmi la population continuent malgré tout à ne pas observer cette simple règle de prudence.» 

Malgré le premier cas détecté au Niger (voir plus bas le 20.03), Adamou Moussa Abba, responsable du bureau SWISSAID au Niger, craint que la population ne prenne pas encore conscience de l’urgence de la situation.  

Colombie, 27.03.2020

Les jeunes colombiens se mobilisent

 

SWISSAID et 4 autres associations colombiennes ont soutenu la réalisation d’une vidéo de sensibilisation contre la propagation du virus. Comme partout dans le monde, se laver les mains, rester chez soi et porter un masque sont les gestes à adopter. Les jeunes se mobilisent pour le rappeler.

Guinée-Bissau, 26.03.2020

Les habitudes des bissau-guinéens doivent changer

Il est très difficile de changer les habitudes d’un peuple, et la Guinée-Bissau s’en rend compte. Malgré les nombreux messages de prévention transmis à la radio, la population vie et mange dans la rue. Le gouvernement a ordonné la fermeture de la plupart des boutiques, des marchés, des petits commerces de nourriture de rue et de certaines pharmacies aussi. Depuis ce matin, les sorties sont autorisées entre 7 et 11h et les taxis et transports publiques arrêtés.

Dans un des pays les plus pauvres au monde, les femmes se demandent comment continuer à avoir un revenu et craignent ne plus pouvoir donner à manger à leurs enfants. Ci-dessous, un aperçu de la vie dans les rues de Bissau.

Les femmes, premières victimes de la crise

Inde – 26.03.2020 | «La situation des femmes célibataires, des cheffes de famille, et celles des salariées journalières est devenue mauvaise, et si le confinement se poursuit, ce sera pire.» Les propos de Sneha Giridhari, spécialiste genre à SWISSAID en Inde, témoignent de la crise mondiale qui n’épargne personne, encore moins les femmes.

Plus d’infos sur les inégalités homme-femme en temps de crise.

Équateur, 26.03.2020

En Équateur, combattre le virus grâce à une alimentation saine

En Équateur, depuis le 16 mars, le gouvernement a décrété l’état d’urgence, limitant la mobilité des personnes et suspendant tous les types d’activités sociales et économiques, à l’exception des services de santé et de restauration. Depuis cette date, les cas positifs confirmés ont augmenté de 139 % (de 451 à 1082 cas) et il y a déjà eu 27 décès au cours de cette première semaine.

Oscar Quillupangui, coresponsable du bureau en Équateur, explique les conséquences néfastes du confinement mais aussi le tournant inattendu que prennent certains événements:  

«L’état d’urgence limite la génération de revenus pour les personnes les plus vulnérables, comme les paysans et surtout les femmes indigènes, que l’aide et les services de santé de l’État n’atteignent pratiquement pas. Néanmoins, l’agroécologie et la production alimentaire sans produits chimiques ont suscité l’intérêt des citadins afin d’améliorer leur système immunitaire et mieux faire face au covid-19.  

La foire agroécologique du village de Pelileo (province de Tungurahua) fournit une fois par semaine des aliments sains, en respectant les mesures de l’état d’urgence; SWISSAID a apporté son soutien pour que 80 femmes puissent continuer à vendre des produits et que leur seul revenu familial ne soit pas affecté. Elles s’engagent à maintenir les mêmes prix et quantités que d’habitude, car la spéculation alimentaire est croissante dans le reste du pays et sur les marchés.» 

Inde, 25.03.2020

De grands défis attendent l'Inde

«Nous sommes en contact avec nos partenaires et préparons un plan d’urgence, afin de pouvoir réagir en cas de besoin. Nous espérons et prions pour que la situation n’empire pasLes mots de Kavita Ghandi, responsable du bureau SWISSAID en Inde, laisse paraître les difficultés auxquelles le pays fait face. De nombreuses parties du pays, dont l’Etat du Maharashtra, SWISSAID a de nombreux projets, sont confinées, avec des conséquences désastreuses sur la population. 

Tchad, 23.03.2020

Mesures d'hygiène supplémentaires au Tchad

Au Tchad, le bureau de coordination SWISSAID a installé des dispositifs de lave mains pour l’hygiène du personnel. Ici dans la cour du bureau. Un pulvérisateur (à gauche) est aussi à disposition afin de désinfecter les toilettes avant toutes utilisation. Ces dispositifs permettent de rompre la chaine de transmission du coronavirus et minimiser la propagation. 

Colombie, 21.03.2020

Bogota se prépare en cas d'urgence

Claudia López, la maire de Bogota, avait décrété la semaine dernière que du vendredi au lundi, les résidents de la ville (soit près de 8 millions de personnes) devaient rester chez eux afin de se préparer à un éventuel confinement.

Walquiria Perez, responsable du bureau de SWISSAID en Colombie, explique:

«Vendredi, le premier jour de la simulation de quarantaine, Bogota, en temps normal très fréquentée, ressemblait à une ville fantôme. Les gens ont réagi de manière solidaire à la mesure de préparation au coronavirus, sont restés chez eux et ont commencé à entretenir des relations virtuelles et à travailler à domicile.

Bien que ces mesures soient nécessaires et efficaces, il est important d’offrir des solutions adaptées aux familles qui vivent au jour le jour. Nous devons faire preuve de solidarité dans cette crise, et j’espère qu’il n’y aura pas de thésaurisation dans les magasins et pas de spéculation alimentaire.

Il est important de reconnaître que ce sont les familles de petits paysans et paysannes qui nous fournissent de la nourriture. C’est une occasion extraordinaire de demander à notre gouvernement de soutenir les paysans et paysannes, les chaînes alimentaires alternatives et la production rurale.»

Calme à Niamey

Niger – 20.03.2020 | Adamou Moussa Abba: «Tout est calme à Niamey pour l’instant, mais il y a trop de fake news sur les réseaux sociaux. Hier, le Niger a eu son premier cas: un jeune apprenti d’une compagnie de transport qui a ramené le virus au Niger après avoir voyagé. Selon le Ministère de la santé, le jeune homme a été placé en quarantaine.»

19.03.2020

Le message en vidéo de Markus Allemann (sous-titré français)

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