Inde, 02.07.2020

Des programmes nationaux de construction redémarrent 

En Inde, le Mahatma Gandhi National Rural Employment Guarantee Act (MGNREGA) garantit aux plus pauvres 100 jours de travail rémunéré par année (comme la construction de routes, projets d’infrastructure, etc.). Avec l’arrivée du coronavirus, le programme national a malheureusement été stoppé, laissant des milliers de salariés sans revenus. La fermeture de tous les établissements en raison du confinement les a privés de tout éventuel autre revenu dans les régions voisines.   

 

Depuis peu, le gouvernement a autorisé à reprendre le travail du programme MGNREGA, à condition de respecter la distanciation sociale. Il incombe à l’administration locale de chaque région de mettre cette mesure en œuvre afin que les travailleurs puissent reprendre leurs activités et les familles bénéficier à nouveau des revenus. Pour faciliter mais surtout accélérer la reprise des activités, les partenaires de SWISSAID sur le terrain se sont efforcés de collaborer avec l’administration afin que les mesures d’hygiène soient mises en place et les travaux relancés. Les villageois ont été soutenus à faire des demandes de travail et peuvent désormais travailler dans les chantiers de leur région. Le soulagement de recevoir un revenu et pouvoir subvenir aux besoins de leur famille est immense. 

Niger, 29.06.2020

Comment se protéger du coronavirus? 

SWISSAID Niger et le Réseau des Journalistes Eau et Assainissement (REJEA) continuent leurs actions pour endiguer le Covid-19 au Niger. Cette affiche, qui décrit les bons gestes à adopter, est diffusée auprès de toutes les populations rurales soutenues par SWISSAID au Niger. Ces dernières n’ont malheureusement pas toujours accès aux informations et sont ainsi plus à risque. 

Guinée-Bissau, Niger, Tanzanie, Tchad, 25.06.2020

Plus de 300’000 bénéficiaires pour les projets d’urgence SWISSAID en Afrique

Lors de l’assemblée générale de SWISSAID à Berne mi-juin, les membres de la Fondation se sont entretenus avec tous les responsables de pays par vidéo. Ces derniers ont fait un retour sur la situation actuelle qu’ils vivent due au coronavirus et les différents projets d’urgence mis en place en un temps record. Les pays africains comptabilisent le plus grand nombre de bénéficiaires avec 125’328 personnes au Tchad, 50’000 en Tanzanie, 52’629 au Niger et 79’975 personnes en Guinée-Bissau. Dans les 4 pays, plus de 50% des bénéficiaires sont des femmes.

Équateur, 24.06.2020

Le projet d'aide d'urgence progresse

Les ressources et le soutien fournis par le gouvernement équatorien pour lutter contre la pandémie sont principalement concentrés dans les villes. C’est là que la majorité de la population et une grande partie de l’infrastructure médicale sont situées. Dans les zones rurales, en particulier celles où SWISSAID est présente, la prévention insuffisante a débouché sur de nombreuses infections. De plus, les mesures de prévention officielles ne sont publiées qu’en espagnol, un problème pour de nombreuses communautés indigènes.

Ainsi, dans ces zones, SWISSAID Équateur a décidé de diffuser des spots radio et des affiches en langue Quechua, qui attirent l’attention sur les mesures d’hygiène. En outre, les communautés sont aidées à sécuriser leur approvisionnement en chlore afin de garantir une bonne qualité de l’eau.

 

Comme autre mesure immédiate, des ateliers ont été développés dans lesquels la production de savon à partir d’ingrédients végétaux est enseignée. SWISSAID Équateur a publié des instructions vidéo sur la fabrication du savon, afin que les connaissances diffusées dans le cadre de ces formations soient accessibles au plus large public possible.

Myanmar, 19.06.2020

Femmes, migrants et travailleurs occasionnels particulièrement dans le besoin

Au Myanmar, le besoin de mesures pour empêcher la propagation du Covid-19 mais également pour assurer une économie de subsistance et maintenir une protection sociale aux populations défavorisées en l’absence du secteur public se font sentir 

SWISSAID a décidé de lancer un projet d’urgence dans ce sens. Il vise principalement à soutenir ses organisations partenaires sur le terrain qui, étant au plus proches des personnes soutenues, sont les mieux placées pour agir de façon rapide et ciblée.  

Les populations soutenues sont les groupes vulnérables et marginalisés, notamment les travailleurs migrants urbains de retour dans leur village et leur famille, les foyers qui n’ont plus accès aux liquidités, les travailleurs occasionnels qui ont perdu des opportunités d’emploi, les petits paysans et paysannes, ainsi que les femmes issues de ménages pauvres. 

Chaque organisation partenaire, selon son domaine d’expertise, apportera son aide aux communautés:  

  • Augmentation des ressources pour prévenir la propagation du coronavirus (sensibilisation au travers de brochures, affiches, campagnes, médias sociaux; distribution d’articles d’hygiène; soutien à la production communautaire de savon et de masques) 
  • Soutien aux centres de quarantaine communautaires pour les migrants de retour dans leur village 
  • Activités spécifiques pour garantir que les femmes, prenant soin de tout leur foyer et des personnes malades, aient accès à des informations précises et reçoivent un soutien nécessaire 
  • Distribution de nourriture et transferts d’argent liquide 
  • Distribution de matériel agricole pour les petits paysans et paysannes (semences, engrais naturels, etc.)

Les partenaires seront suivis et assurés d’obtenir les formations et le matériel nécessaire pour une intervention sûre, coordonnée et efficace. Pour cela, ils travaillent en étroite collaboration avec les autorités locales et utilisent les réseaux de la société civile.  

Votre solidarité fait la différence!

Dans ces moments difficiles, la solidarité est essentielle. Grâce à votre soutien, nous pouvons continuer à faire un travail de qualité et précieux dans nos pays partenaires.
Inde, 16.06.2020

«Je ne sais pas comment les familles auraient pu survivre»

Depuis quelques semaines, presque tout le personnel du projet d’urgence SWISSAID dans la région du Marathwada, en Inde, est sur le terrain afin de distribuer des vivres et des semences aux personnes dans le besoin. C’est que le temps est compté pour des populations plus vulnérables que jamais.  

La semaine dernière, des denrées alimentaires ont été distribuées aux 1735 familles sélectionnées, qui avaient besoin de cette ration de toute urgence. «Je ne sais pas comment elles auraient pu survivre dans une situation aussi critique en l’absence de ce soutien, explique Sneha Giridhari, spécialiste genre chez SWISSAID en Inde. En temps normal, les autres villageois les soutiennent, mais maintenant, tout le monde est plus ou moins en difficulté.» 

L’intervention des cuisines communautaires qui fournissent des repas préparés aux personnes âgées et handicapées s’avère également extrêmement utile. En plus de la distribution de vivres, celle des semences commencera dans un ou deux jours. L’absence de liquidité dans de nombreux foyers empêche souvent l’achat de semences. La mousson approchant à grand pas, il est primordial que les familles paysannes puissent en recevoir et préparer leurs champs à temps  

Les bénéficiaires de ce projet d’urgence ont été sélectionnés par les partenaires de manière stricte, transparente et avec la participation de la communauté. «Nous sommes donc convaincus que le soutien de SWISSAID s’adresse aux familles les plus nécessiteuses et les plus vulnérables, des femmes seules et des travailleurs migrants», rapporte Sneha Giridhari  

Mahadevi Dode, bénéficiaire du projet d'urgence en Inde

Mahadevi Dode, dans le village Gulhalali, district d’Osmanabad, est une femme âgée et handicapée qui vit seule. Il était inutile de lui donner sa ration car elle est incapable de cuisiner elle-même. C’est pourquoi elle reçoit deux repas par jour au travers des interventions de la cuisine communautaire dans le cadre du projet d’aide de SWISSAID. 

 

Maya Jedage, bénéficiaire du projet d'urgence en Inde

Maya Jedage, une paysanne seule dans le village de Dhangarwadi, district d’Osmanabad, possédant un petit bout de terre agricole raconte: «La pandémie de coronavirus et le confinement ont rendu ma situation déplorable. N’ayant pas d’argent liquide, je suis incapable de me préparer à la récolte de la saison des pluies qui arrivent.» Dans le cadre du projet d’aide de SWISSAID, elle recevra une aide pour les semences et la préparation du terrain pour les semailles. 

Équateur, 11.06.2020

Et si la crise était aussi une opportunité?

Le Covid-19 a entraîné l’isolement et l’aliénation des personnes à titre préventif dans le monde entier, tant dans les zones urbaines que rurales. Toutefois, dans le cas de l’Équateur, la grande majorité des ressources et le soutien du gouvernement se sont concentrés dans les grandes villes du pays. Dans le secteur rural, et plus particulièrement dans les régions où SWISSAID est active, la crise sanitaire a mis en évidence la dépendance néfaste des familles paysannes à l’agriculture industrielle. Avec 90% des semences commercialisées en Équateur qui sont importées et une grande partie des intrants agricoles produits à l’étranger, les familles qui ne produisent pas leurs propres semences ou utilisent des produits chimiques se retrouvent en grande insécurité alimentaire. 

SWISSAID Équateur a mis en place un projet pour soutenir les familles paysannes de la commune andine de Guangaje durant la crise. Il s’adresse non seulement aux familles qui voient les bénéfices de l’agroécologie et souhaitent amorcer une transition agroécologique, mais aussi aux familles qui peinent à écouler leur production dû à la mobilité réduite en période de confinement.  

Le projet d’urgence cible 1124 personnes 1012 femmes et 112 hommes, soit 14% de la population totale de la municipalité rurale de Guangaje. Dans chaque communauté, des petites serres communautaires sont mises en place pour la production et la fourniture de plants. Chaque micro-serre a une capacité de production de 4500 plants par cycle de production tous les 15 jours, une croissance plus rapide donc, dans ces régions à 3500 m d’altitude et plus. Les plants sont ensuite répartis entre les familles. Des semences locales seront aussi gratuitement distribuées aux personnes désireuses d’initier ou renforcer la reproduction et la diffusion des semences indigènes. Enfin, pour diversifier la nourriture des populations locales et écouler les productions, des échanges de produits ont été organisés entre les communautés de la côte et les communautés andines. 

Tchad, 09.06.2020

Des prix en hausse pour une population toujours plus pauvre 

Au Tchad, la pandémie et le confinement qui en découle continue d‘engendrer des conséquences néfastes pour la population. Les prix des produits de base comme le riz, l’oignon ou le savon ont subi une forte hausse. Le tableau ci-dessous compare les prix à N’Djamena avant et durant la crise du Covid-19. Des taux qui font froid dans le dos pour l’un des pays le plus pauvre au monde, et où la population a momentanément dû suspendre toutes ses activités.  

Nicaragua, 08.06.2020

L'agroécologie, une réponse à la pandémie? 

L’agroécologie serait-elle la réponse à la crise actuelle? En partie en tout cas. Parmi nombre d’avantages pour l’environnement, la population et la santé, cette technique permet notamment une production d’aliments variés qui améliorent le système immunitaire, et promeut la conservation et protection des sources d’eau essentielles pour la santé et l’hygiène des populations. Les meilleures armes contre le virus donc.

C’est la raison pour laquelle SWISSAID au Nicaragua et l’association «Semillas de Identitad» ont créé des affiches basées sur les informations de la FAO afin de sensibiliser à l’agroécologie, «clé nationale et mondiale contre la faim, l’insécurité alimentaire, la crise climatique et la pandémie actuelle et future». 

Lisez aussi l’appel à des systèmes alimentaires locaux et durables en temps de coronavirus.

Colombie, 04.06.2020

Aide alimentaire et moral pour les communautés isolées de la côte pacifique

Alors qu’en Suisse l’heure est au déconfinement, de nombreux pays autour du globe continuent de lutter contre la pandémie de coronavirus. Il y a 4 jours, la Colombie recensait 1110 nouveaux cas d’infection, ce qui porte le nombre total de cas à plus de 30′000 dans le pays. 

La municipalité de Bahía Solano, située sur la côte pacifique colombienne, a aussi été touchée par la pandémie. Bien qu’aucun cas n’ait été déclaré dans la région, le gouvernement a fermé les institutions publiques, les restaurants, et empêché l’arrivée d’avions et de bateaux. Or, la majorité de la population vit du secteur informel – seul 8% a un salaire fixe -, principalement de l’agriculture et du tourisme. La diversification des revenus afin de se procurer des aliments de base comme l’huile, le sucre, le sel, la panela, les céréales, la viande, etc. a été supprimée du jour au lendemain, laissant de nombreuses familles dans la détresse. «Avant la quarantaine, je vendais 4 à 6 portions de bananes à 45’000 pesos chacune par semaine, soit 270’000 pesos ; maintenant, je ne vends plus que 2 portions à 38’000 pesos chacune, soit 76’000 pesos», explique Carlos García, un paysan du Rio Valle. Toute l’économie s’est arrêtée, plus de restaurants à qui revendre ses produits frais, plus de touristes pour acheter les bonbons et sucreries locales, plus de bateaux pour exporter les bananes… 

SWISSAID est active dans cette région depuis de nombreuses années et soutient les populations autochtones avec des projets de production de vanille ou de reboisement des forêts. Il était donc essentiel pour elle d’également soutenir cette population en période de coronavirus ; le 1er juin, elle a lancé un projet d’urgence dans les régions du Rio Valle et Boroboro, afin de maintenir la sécurité alimentaire des populations.  

Ainsi, une aide alimentaire sera apportée à 332 familles – 247 familles de 8 communautés autochtones et 85 familles de la municipalité d’El Valle – pour couvrir leurs besoins alimentaires. Au total, 1495 personnes, soit 724 femmes et 771 hommes seront soutenues. 325 sacs de nourriture à base de céréales, de protéines végétales, d’huiles et d’autres produits seront livrés d’ici fin juin. 

En outre, la violence domestique liée au genre est une problématique d’autant plus préoccupante dans ces régions isolées. En raison du confinement, une hausse de cette violence s’est fait sentir. Ainsi, le projet a également inclus un volet de soutien aux femmes de la région en cas de violence. 500 femmes seront sensibilisées au parcours de prise en charge de la violence liée au genre, afin de savoir où demander de l’aide en cas de besoin. De plus, 25 femmes leaders fourniront un soutien et un accompagnement aux femmes victimes de violence. 

Guinée-Bissau, 02.06.2020

Un marché improvisé à Bissau 

 

Le marché de « Caracool » à Bissau a provisoirement été déplacé sur un autre site. Plus vaste, le nouvel emplacement cherche à éviter les grands rassemblements de personnes dans des espaces restreints. La population de la Guinée-Bissau respecte les recommandations du gouvernement et utilise les dispositifs de lavage des mains nouvellement installés. Le nombre de cas de Covid-19 progresse néanmoins constamment. Plusieurs ONGs et le ministère de la Santé poursuivent leur lutte contre la propagation du virus. 

Inde, 28.05.2020

SWISSAID en Inde tente d'éviter le pire pour 120 villages

Le couvre-feu imposé en Inde à la fin du mois de mars a été prolongé une nouvelle fois la semaine dernière et durera au moins jusqu’à la fin du mois de mai. 1,3 milliard de personnes sont touchées par de sévères restrictions, poussant les couches les plus pauvres de la population au bord de la famine. Les récoltes sont impossibles et les petits paysans n’ont pas la possibilité de se préparer à la prochaine saison de semis 

SWISSAID, en collaboration avec trois organisations partenaires, minimise l’impact désastreux de la crise dans 120 villages de la région de Marathwada:  

  • En mai et juin, des denrées alimentaires d’urgence sont distribuées à 1735 familles et 300 personnes seules.   
  • 525 paysannes seules reçoivent des semences, des engrais naturels et une petite aide financière pour les semis. Cela leur permettra de récolter après la saison des pluies.  
  • 2115 familles de la région du projet recevront des masques, du savon et de la poudre pour se laver les mains, ce qui sera suffisant pour les mois de mai et juin. Un travail de sensibilisation aux mesures de protection du Covid-19 est mené dans 120 villages.  
  • Quatre villages confrontés à de graves pénuries d’eau sont approvisionnés en eau. Un camion-citerne se rendra dans les villages deux fois par jour pendant un mois, 800 familles en bénéficieront.  
  • Les femmes qui subissent des violences domestiques sont soutenues. Dans 80 villages, des employés locaux apportent un soutien direct. Pour l’ensemble des 120 villages, des conseillers sont disponibles 24 heures sur 24 par téléphone dans les centres de conseil.  

Les mesures d’aide sont coordonnées avec les administrations locales. Cela garantit que les personnes particulièrement vulnérables ne passent pas à travers le filet de sécurité et qu’il n’y a pas de duplication des efforts.   

Tanzanie, 26.05.2020

SWISSAID Tanzanie participe à la lutte contre le virus en Tanzanie 

La pandémie de Covid-19 a provoqué une crise sans précédent avec de graves conséquences humanitaires, sanitaires et socio-économiques. Pour y faire face, SWISSAID Tanzanie et le Voluntary Service Overseas (VSO) se sont associés pour mettre en place un projet d’urgence, en collaboration avec la Small Industries Development Organization (SIDO). Principalement axé sur les régions de Mtwara et Lindi, en Tanzanie méridionale, ce projet d’urgence vise à:

(1) sensibiliser les communautés rurales à la prévention de la propagation du virus par le biais d’affiches informatives, de débats radiophoniques et d’une sensibilisation accrue des communautés;

(2) soutenir les solutions préventives locales et assurer l’accès des populations marginalisées par le développement de compétences dans la production de savons et de masques, ainsi que par l’installation de stations de lavage des mains;

(3) contribuer à la coordination et à la mise en œuvre du plan d’action de la société civile tanzanienne, élaboré et mis en œuvre conjointement par plus de 200 organisations de la société civile, visant à systématiser et à normaliser les engagements des OSC.  

Colombie, 25.05.2020

Les peuples autochtones colombiens défendent leur territoire contre le Covid-19 

 

Plus de 380 points de contrôle et 9000 personnes qui inspectent régulièrement le territoire de Cauca, en Colombie. Dans cette région avec de nombreuses réserves, les communautés indigènes se battent pour leurs droits au sein de l’organisation Conseil Régional des Indigènes de Cauca. Durant la crise, ils se mobilisent pour protéger leur population.  

Tchad, 20.05.20

Projet d’urgence au Tchad - améliorer l’hygiène

En vue de contribuer à limiter la propagation du Covid-19, l’Etat tchadien a pris certaines mesures dont l’interdiction de regroupements de plus de 50 personnes, la réduction de la mobilité dans les grandes villes, le confinement, la fermeture des commerces non alimentaires et l’instauration du couvre-feu à Ndjamena étendu à quelques provinces et autour de la capitale.

Dans ce contexte tendu, SWISSAID Tchad vient de lancer un nouveau projet d’urgence avec pour objectif principal l’amélioration des conditions sanitaires. Dans un pays ou 43% de la population n’a pas accès à l’eau potable et 10% seulement ont accès à des services d’assainissement, il est difficile de se protéger contre le virus. Surtout en milieu rural.

Le nouveau projet comportera de la sensibilisation et un accès à l’information sur les règles d’hygiène, la mise à disposition d’équipements et matériels hygiéniques, et l’appui à l’acquisition de semences. Ces actions d’urgence concernent les provinces de Guera, du Logone Oriental et du Mandoul. Au total 125’328 personnes seront soutenues par le projet, dont 54% de femmes.

Niger, 19.05.20

SWISSAID Talks avec le Niger

 

Adamou Moussa Abba, responsable du bureau SWISSAID au Niger, interrogé par deux membres de l’association SWISSAID Genève, revient sur la situation agitée de ces dernières semaines au Niger. Les impacts du virus sur son pays, la population, et les projets de SWISSAID.

Inde, 18.05.20

«Ils surgissent amorphes dans les rues»

En Inde, suite au confinement, des travailleuses et des travailleurs migrants ont tout perdu en quelques heures à peine. Sans argent, sans nourriture, sans logement – et à une semi-éternité de leurs familles. «Ils ont saisi leurs sacs de toile portés en bandoulière, pris la route sans même connaître l’itinéraire, se rendant parfois dans des territoires proches de postes de contrôle de police. Sous des températures avoisinant les 43-44 degrés et parcourant des distances de 35 à 40 km par jour, ils surgissent amorphes dans les rues, espérant un jour atteindre leur foyer. Parmi eux se trouvent des jeunes hommes et des jeunes femmes, certains avec des enfants.» Gagan Sethi, membre du comité consultatif local de SWISSAID en Inde, a rédigé un texte saisissant. A lire ici (en anglais). 

Niger, 15.05.2020

Permis de circuler pour notre bureau au Niger

Le coronavirus a forcé de nombreux projets de développement à s’arrêter ou suspendre leurs activités jugées trop risquées. Les personnes soutenues se trouvant dans des zones rurales, les visites n’étaient plus non plus possibles.  

Au Niger, les activités de SWISSAID peuvent reprendre en partie. L’équipe a reçu l’autorisation de se déplacer à nouveau en dehors de Niamey, la capitale. Les visites reprendront cette semaine, en respectant les mesures de sécurité et d’hygiène liées à la pandémie. Ainsi, SWISSAID au Niger pense pouvoir minimiser les retards dans ses projets dus au Covid-19.  

Messages radio de prévention au Niger 

Niger, 12.05.2020 | Au Niger, le projet d’urgence mis en place par SWISSAID avec le Réseau des Journalistes pour l’Eau et l’Assainissement (REJEA) a déjà porté ses premiers fruits. Des messages radio pour informer la population sur les règles d’hygiène à respecter pour arrêter la propagation de la pandémie et se protéger sont diffusés dans le pays.  

 

Guinée-Bissau, 11.05.2020

La pandémie s'étend en Guinée-Bissau 

Malgré les rues désertes, la pandémie s’accroît dans le pays. Il y a quelques jours, on annonçait que le premier ministre avait attrapé le Covid19, ainsi que 3 autres ministres. Le pays est en attente de savoir qui prendra la relève pour la suite de la crise.

Le laboratoire des analyses, lui, fonctionne un jour sur deux. Plus de 700 cas officiels ont été déclarés. De plus, les habitants ne souhaitent pas se faire tester car les personnes positives sont souvent mises à l’écart. 

Festival des semences en ligne 

Équateur, 07.05.2020 | «Le moment est venu d’intégrer les pratiques de régénération écologique et communautaire dans votre vie, en contribuant à construire une société plus inclusive, plus saine et plus durable.»  

C’est ainsi que s’ouvre le programme du «Festival Madre Semilla», le festival des semences en Équateur. Soutenu par SWISSAID, il se tient chaque année à Quito. En raison de la pandémie actuelle, il a été décidé de le maintenir de façon virtuelle. Hier s’est donc ouvert le festival qui durera jusqu’au 20 juin.

Ce festival se compose de 5 cours virtuels et de 15 conférences en ligne, le tout gratuit. Comment mangeaient nos ancêtres, cuisiner sans déchets, le futur du système alimentaire au travers des lois équatoriennes; tous ces ateliers seront donnés au cours du festival.  

Inde, 06.05.2020

En Inde, des groupes d’aide aux familles démunies 

Avec la pandémie de coronavirus, les prix des denrées ont flambé dans de nombreux pays du Sud. En Inde par exemple, le confinement a obligé les communautés à acheter chez les commerçants. Les prix étaient si élevés que certaines familles ne pouvaient rien acheter du tout.  

L’organisation partenaire de SWISSAID en Inde Sahaja Samrudha a décidé d’acheter de la nourriture en gros pour pouvoir la vendre à un prix normal aux communautés dans le besoin. Dans la première phase, 3 Self-Help Group (SHG) dans 3 villages ont commencé à vendre des biens comme le sucre, les oignons, les légumes secs, l’huile comestible et les épices. Munis d’un van, les membres des groupes parcourent les épiceries pour acheter du matériel et des denrées au prix de gros.  

Les SHG vendent des articles de première nécessité depuis plus de 15 jours maintenant. Dans l’un des villages, Teertha, le bureau de gouvernance locale – Gram Panchayath – a même offert un espace commercial à ces SHG. 

Guinée-Bissau, 05.05.2020

Projet d’urgence pour les femmes maraîchères en Guinée-Bissau

Suite aux mesures restrictives liées au coronavirus, les femmes maraîchères en Guinée Bissau n’ont pas vendu de légumes, donc ne peuvent pas nourrir leurs familles. De plus, cette année, à cause des faibles revenus dus à la crise, la production de la prochaine campagne maraichère sera bien plus difficile. En général, grâce aux ventes, elles achètent les semences pour la campagne maraichère suivante.  

SWISSAID Guinée-Bissau a donc mis en place un projet d’urgence pour soutenir ses principales bénéficiaires dans la périphérie de la capitale de Bissau: les femmes productrices maraichères et leurs familles. Elles sont 629 réparties dans quatre associations respectives et pratiquent le maraichage agroécologique. Des activités de sensibilisation, d’informations sur les règles d’hygiène et de prévention sanitaire sont prévues afin de limiter la propagation de la maladie. Des soutiens alimentaires et une facilitation d’accès au marché sont également prévus.  

Colombie, 04.05.2020

Une agroécologie qui fait des miracles

Geronimo Gutierrez nous fait visiter son domaine agroécologique à 3000 m d’altitude, dans le village de Daita, du département de Boyaca, en Colombie. Soutenu par un projet SWISSAID, ce paysan nous montre comment, grâce à l’agroécologie, la sélection des semences et l’irrigation, ses cultures se sont améliorées et diversifiées. C’est d’autant plus impressionnant lorsqu’on sait qu’auparavant ces zones étaient dites «improductives», où seuls la monoculture de pommes de terre et l’élevage semblaient possibles.
Une meilleure sécurité alimentaire est un atout essentiel dans la résilience face au coronavirus. En ces temps de crise, ces paysans isolés sont souvent mieux lotis que les habitants des villes, là où les vivres viennent à manquer et les prix s’envolent.
Suisse, Inde, 03.05.2020

SWISSAID Talks avec Sneha Giridhari

Manuel Risi, journaliste et membre de SWISSAID Zurich interviewe Sneha Giridhari, responsable genre de SWISSAID en Inde. Elle nous emmène au coeur de l’Inde, rendant compte des conséquences de la crise du coronavirus et des défis à relever pour notre travail.

Niger, 01.05.2020

Nouveau projet d'aide d'urgence au Niger

« 1. Lavez-vous fréquemment les mains avec de l’eau et du savon;

2. Couvrez-vous la bouche et le nez lorsque vous toussez ou éternuez (au pli du coude ou dans une serviette qu’il faudra disposer dans une poubelle adéquate);

3. Evitez tout contact rapproché avec toutes personne présentant les symptômes d’un rhume ou de la grippe;

4. Consultez un médecin en cas de fièvre, de toux ou de difficultés à respirer et référer au centre de santé le plus proche toute personne qui présente ces symptômes »

Ces messages de prévention sur les bonnes pratiques d’hygiène et d’assainissement ont été produites dans le cadre d’un projet SWISSAID au Niger, adapté au contexte du coronavirus dans le pays. Les activités initialement prévues désormais impossibles, les fonds ont été réattribués à des activités de réponse à l’épidémie, comme la fourniture de kit sanitaire et la production de messages de prévention. D’autant que des cas d’infection ont été détectés dans les deux régions d’intervention de SWISSAID (Tillabéry et Dosso).

La diffusion des messages sera assurée par le Réseau des Journalistes pour l’Eau et l’Assainissement (REJEA), un partenaire fidèle de SWISSAID Niger. Le projet retravaillé commence aujourd’hui.

Suisse, 30.04.2020

Interview avec Nicole Stolz (DE)

Le Conseil fédéral a communiqué aujourd’hui des informations sur l’aide internationale prévue à la suite de la pandémie de coronavirus. Nous avons demandé à Nicole Stolz, responsable de la coopération au développement chez SWISSAID, de nous faire part de son avis sur la conférence de presse (en allemand).