L’Europe doit faire face au réchauffement climatique, tous comme les autres continents, notamment au Sud.
Le rapport est clair: de nombreux effets sur le climat peuvent être directement imputés à l’effet de serre. Les phénomènes météorologiques extrêmes, devenus plus intenses et plus fréquents, en font partie. De nombreux changements sont survenus plus rapidement que cela n’a été le cas au cours de ces 100’000 dernières années. Aujourd’hui, chaque fraction de degré compte pour contenir les conséquences du réchauffement climatique.
Que se passera-t-il si la Suisse et les autres pays ne réduisent pas leurs émissions?
Sonia Seneviratne: Il est essentiel que nous diminuions nos émissions de CO2 au plus vite. Pour limiter le réchauffement mondial à 1,5 degré, les émissions de CO2 doivent être amenées à zéro d’ici 2040 à 2050. Nous ne pourrons faire de progrès qu’à la condition de retirer prochainement de la circulation les véhicules à essence et de remplacer le chauffage fossile par des dispositifs fonctionnant grâce à l’énergie renouvelable. Par ailleurs, la Suisse doit développer massivement sa production d’électricité issue de sources durables telles que le soleil, l’eau ou le vent.
