Cet article, rédigé par la journaliste Joëlle Challandes, est paru dans le journal «Coopération» du 16 janvier 2024.
C’est l’une des plus anciennes céréales produites du monde: on cultive du sorgho depuis huit millénaires en Afrique, et quatre en Asie. Si ce nom ne vous dit rien, c’est sans doute parce que l’on commence seulement à en parler sous nos latitudes. Il s’agit d’une espèce de mil, sans gluten, qui se présente sous la forme de minuscules billes, de 2 millimètres de diamètre. Elle se cuit dans de l’eau salée durant au moins trois quarts d’heure. Engagée auprès de SWISSAID, organisation qui lutte contre la faim entre la Suisse et les pays du Sud, Sarah Mader nous en parle.
Quelle est l’importance du sorgho dans le monde?
Comparé aux trois principales céréales que sont le blé, le riz ou le maïs, le sorgho ne joue qu’un rôle secondaire. Pourtant, c’est la cinquième céréale la plus produite du monde: elle a par ailleurs une grande valeur en raison de sa résistance à la sécheresse. Alors que le maïs peut se dessécher et mourir en cas de stress hydrique, le sorgho enroule ses feuilles et tombe dans une torpeur. Dès que l’eau est à nouveau disponible, la plante reprend sa croissance.
Une bonne céréale pour l’avenir?
Oui, son grand atout est que sa culture ne nécessite que très peu d’eau. Face au changement climatique, à l’augmentation des périodes de chaleur et à l’absence de précipitations, il gagne en importance.
