Juillet 2020 – De son logo à son site web, l’entreprise Kaloti ne lésine pas sur les paillettes et le strass. Toutefois, derrière cette apparence clinquante se cache une entreprise émiratie décriée pour son approvisionnement d’or illégal. De nombreux acteurs de l’industrie aurifère ont depuis longtemps pris le parti de se distancier du groupe Kaloti. Valcambi, leader mondial du raffinage installé au Tessin et certifié par des standards internationaux, continue pour sa part sa collaboration avec des partenaires douteux comme Kaloti. Le problème? L’or douteux acquis par Kaloti, notamment au Soudan, peut tout à fait atterrir dans les chaînes d’approvisionnement de banques ou de joaillers suisses – et finir à nos poignets.

 

Dans son étude, notre responsable du secteur matières premières Marc Ummel révèle comment certaines raffineries suisses recourent à des intermédiaires pour masquer l’origine de l’or plutôt que de s’approvisionner directement à la source. Marc Ummel explique: «C’est uniquement en se fournissant directement auprès de mines que les raffineries pourront s’assurer d’acquérir de l’or propre, respectant les droits humains et l’environnement.»

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La Suisse doit agir

L’étude confirme les résultats récemment publiés du rapport du Contrôle fédéral des finances suisse sur le contrôle des métaux précieux: la surveillance des importations et la supervision des raffineries sont insuffisantes. Quant aux statistiques douanières, elles manquent de transparence et ne permettent pas de retracer l’origine de l’or.

Plaque tournante du commerce de l’or, la Suisse raffine les deux tiers de l’or mondial. Les raffineries doivent s’assurer que l’or qu’elles importent n’a pas été produit en violation des droits humains. Pour l’heure trop laxiste, la législation doit être renforcée, comme le demande l’initiative pour des multinationales responsables, soumise au vote le 29 novembre 2020.

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