Depuis son apparition, le virus a fait basculer des millions de foyers dans la précarité, au Nord comme au Sud. D’après un récent rapport des Nations Unies, en 2020, 32 millions de personnes supplémentaires risquaient de plonger dans l’extrême pauvreté en raison de la crise économique liée à la pandémie.

Dans nos pays d’intervention, la peur de ne pouvoir se nourrir a en effet rapidement pris le pas sur celle de la maladie. Et pour cause: Comment subvenir aux besoins alimentaires de sa famille quand les marchés sont fermés ou leur accès restreint? Comment se procurer des denrées alimentaires de base sans les revenus que procure généralement l’économie informelle? Comment avoir une alimentation variée en période de confinement et sans réfrigérateur?

Un virus qui creuse les inégalités 

La faim était déjà en hausse ces dernières années, la pandémie a malheureusement aggravé la situation. En 2019, près de 690 millions de personnes étaient chroniquement sous-alimentées dans le monde et la récession due au nouveau coronavirus risque d’y ajouter entre 83 et 132 millions individus, prévient l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Dans ce contexte, la perspective d’atteindre le deuxième objectif de l’Agenda 2030 faim «zéro» semble de plus en plus difficile à réaliser.

Mais SWISSAID ne baisse pas les bras et poursuit son engagement auprès des plus démunis. L’an dernier, au plus fort de la première vague, nous avions régulièrement rendu compte des réalités du terrain sur notre site internet. Nous vous relayions des témoignages d’habitants-es de Guinée-Bissau, d’Équateur ou d’Inde. Nous vous racontions nos démarches visant à installer des dispositifs mobiles pour le lavage des mains, notre soutien à l’agroécologie, notre lutte contre les fake news grâce à nos équipes et grâce à votre soutien.

Découvrez les récits de nos pays partenaires

Ce travail n’a jamais cessé et aujourd’hui, un an après, nous vous proposons de revenir sur la situation dans plusieurs de nos pays d’intervention. De tourner les projecteurs sur quelques-uns de nos programmes et de leurs destinataires, de voir de quoi est fait leur quotidien. Un quotidien qui varie fortement d’une région à une autre, d’un pays à un autre, d’un moment à un autre. Depuis un an, nous avons dû faire preuve d’agilité: certains de nos projets ont été adaptés, d’autres ont vu le jour pour répondre à des besoins particuliers mais notre détermination reste intacte.