De nombreuses personnes au Tchad vivent de leur propre production alimentaire – céréales, légumes et légumineuses, entre autres. Ce faisant, tout comme leurs semences, ils sont à la merci des conditions climatiques changeantes – chaleur extrême et pluies irrégulières. Souvent, cultiver sa propre nourriture ne suffit pas à nourrir la famille. Des millions de personnes dans le pays souffrent de la faim. Les femmes, en particulier, subissent une pression énorme. Ce sont elles qui sont principalement en charge de l’alimentation de leur famille.

C’est aussi le cas d’Esther Arada. Cette paysanne de 50 ans vit dans la région rurale de Djonkor-Guera, est mariée et mère de cinq enfants – Adoum Deiyé, 21 ans; Jonas Deiyé, 19 ans; Issaka Deiyé, 17 ans; Amos Deiyé, 15 ans et Noé Deiyé, 7 ans. Elle et sa famille vivent de leur propre production agricole. Son mari, Deiyé Kattir, est âgé de 56 ans.

La crise climatique favorise la faim 

Le plus gros problème pour Esther et sa famille est l’imprévisibilité du temps: «Lorsque les plantes ont le plus besoin de la pluie, celle-ci ne vient pas et notre récolte se fane. Souvent, notre récolte n’est pas suffisante pour subvenir aux besoins de la famille», explique Esther. En outre, les prix des denrées alimentaires ne cessent d’augmenter. De nombreuses familles n’ont pas les moyens de les payer et souffrent de la faim.

La faim entraîne non seulement des problèmes de santé, mais aussi des problèmes sociaux dans les familles. Cela pousse de nombreux hommes, et des jeunes, à partir travailler dans les villes dans l’espoir d’un meilleur revenu. Ils sont alors absents du foyer, laissant les femmes seules avec le ménage, les enfants et le travail. «J’ai de la chance. Mon mari, lui, ne travaille pas en ville. Il est à la maison avec la famille et me soutient dans la vie quotidienne», dit Esther, visiblement soulagée.

Son mari ajoute: «Je soutiens ma femme à la maison pour la soulager». La famille a toujours dépendu de sa propre culture. «La récolte n’est souvent pas suffisante. Nous faisons tout pour que nos enfants puissent aller à l’école et ne souffrent pas de la faim.»

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Des récoltes plus importantes grâce à des semences plus résistantes

SWISSAID soutient les paysans et paysannes comme Esther. Ils et elles bénéficient ainsi d’un soutien pour l’achat de semences locales améliorées. Ces dernières sont mieux adaptées au sol et au climat de la région que celles que les familles utilisaient avant.

Grâce à l’aide de SWISSAID, les paysans et paysannes peuvent produire plus efficacement, avoir plus à manger mais aussi plus à vendre. «La charge de travail a diminué et les rendements sont plus élevés», déclare Deyié Kattir, le mari d’Esther. «De deux à trois sacs, nous avons passé à plus de dix sacs d’arachide», poursuit-il. Cela permet aux parents du Tchad de mieux répondre aux besoins de la famille. «Nous avons souffert. Mais avec le soutien du projet de semences améliorées, nous pouvons assurer la vie de la famille plus facilement.»

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Crise climatique, pandémie de COVID-19, faim: nous sommes convaincus que les grands défis de notre époque ne peuvent être relevés qu’ensemble. Nous faisons tous partie de la solution: le petit paysan au Tchad, le donateur en Suisse, le politicien à Berne. SWISSAID réunit les différentes parties. Pour que la vision d’un monde sans faim devienne réalité. Pièce par pièce.