Une fois par mois, des femmes ayant bénéficié d’une formation forment à leur tour les jeunes. On aborde dans ce cadre des questions liées au genre, au consentement, à la violence domestique du point de vue des auteurs comme des victimes, ou encore aux conséquences du mariage d’enfants. Au travers de chants, de discussions, d’affiches et de jeux de rôles, les jeunes se familiarisent avec les principales étapes menant à une société égalitaire pour les femmes et les hommes. Dans les centres, filles et garçons peuvent aussi emprunter des livres ou les lire sur place. Par ailleurs, différentes formations, comme des cours d’informatique ou de couture, aident les jeunes à s’autonomiser.
Les victimes de violence sont soutenues par des services mobiles de consultation juridique qui les conseillent au mieux. Des femmes médecins et des psychologues formées les accompagnent également dans leur réhabilitation. «L’aide porte sur de très nombreux aspects et a donc un effet durable», ajoute Sneha Giridhari.
Régulièrement, SWISSAID sensibilise aussi les autorités publiques pour que le mariage des enfants et les violences faites aux femmes soient pris au sérieux dans les institutions.
Grâce au travail de SWISSAID, la vie de Shyamal a changé. Au sein du groupe de jeunes filles du village, elle a fait la connaissance de personnes qui partagent les mêmes points de vue et a pris confiance en elle. Elle va à l’école et a déjà des projets pour l’avenir: «Je veux suivre une formation d’infirmière. Comme cela, je pourrai subvenir à mes besoins et à ceux de ma mère et de ma sœur!»
Ce projet est cofinancé par l’Union européenne.