Aidez-nous à apporter une aide alimentaire à la communauté Embera
25.03.2021

Reconstruction de leurs foyers

Lorsque les Embera ont fui vers le village d’El Valle le 4 décembre, ils ont à peine eu le temps d’emporter le nécessaire. Beaucoup ont dû abandonner leur bétail et leurs parcelles de terre. Le 21 janvier, vers 8 heures du matin, après 47 jours d’exil, les familles indigènes sont retournées dans leur village en descendant la rivière Valle durant près de 2 heures – dans des canoës en bois chargés de matelas, de vêtements et de nourriture. Mais la pluie et l’humidité ont causé de gros dégâts pendant leur absence : les grains de riz et de maïs ont pourri, les récoltes de manioc et de patates douces ont été abîmées, de nombreuses maisons se sont effondrées et certains des animaux qu’ils ont laissés derrière eux sont morts.

Par le biais d’un projet d’aide d’urgence, SWISSAID aide les familles Embera à se reconstruire et à assurer leur approvisionnement en nourriture. Le maïs et le riz, en particulier, sont des aliments de base essentiels pour la communauté indigène.

En outre, les capacités de leadership des femmes autochtones sont renforcées par des cours de formation. Pendant l’exil, elles ont joué un rôle majeur : elles ont par exemple coordonné les activités de l’école et dénoncé la situation incertaine et les menaces constantes.

Contre la faim

Votre don permet aux populations les plus démunies, comme la communauté Embera, d’atteindre une sécurité alimentaire.
25.01.2021

Retour dans les villages

Vendredi 21 janvier à l’aube, les premiers des 905 indigènes, jusque là réfugiés dans une école du Corregimiento del Valle, dans la municipalité de Bahía Solano, sont retournés dans leurs communautés. Une cinquantaine de canots en bois, chargés de matelas, de vêtements, de nourriture et de personnes, ont longé les rives de la rivière Valle durant 2 heures jusqu’à atteindre leurs villages abandonnés depuis 47 jours.

Durant toute cette période, les familles indigènes ont bénéficié de l’aide de diverses institutions qui leur ont fourni des services de nettoyage, de cuisine et d’alimentation, dont SWISSAID, qui a également apporté un soutien social pendant la période de déplacement.

Le maire de Bahía Solano, Ulmer Mosquera Gutiérrez, a précisé que «le fait qu’ils soient retournés sur leurs territoires ne signifie pas que nous les abandonnons, car ils ont le droit de continuer à recevoir des aides de l’État et exigent également que nous les soutenions dans le développement de cultures productives, d’amélioration de leurs habitations et de déforestation du fleuve».

SWISSAID suit la situation de près et espère que le gouvernement tiendra sa parole. Les populations seront accompagnées dans leur retour et leur réinstallation.

Notre projet avec la communauté Embera
10.12.2020

Déplacement des communautés Embera

Vendredi 4 décembre 2020, la petite ville d’El Valle de la municipalité de Bahia Solana, dans le département du Chocó, en Colombie, a vu débarquer environ 1000 femmes, hommes, enfants et adolescents indigènes.

 

Arrivés par le fleuve sur des petites embarcations en bois, ces populations, toutes membres de la communauté Embera, fuyaient leur terre suite à l’assassinat de leur leader, Miguel Tapí Rito, la veille au matin. En paix depuis plus d’une décennie, les populations de cette zone côtière du Pacifique se retrouvent depuis quelques années prises entre les luttes des trafiquants de cocaïne et de l’État. Leur sécurité n’est plus assurée.

SWISSAID travaille depuis plusieurs années avec les communautés autochtones de la Côte pacifique, spécifiquement l’ethnie Embera, dans des projets de reforestation et d’agroécologie. Avertie des événements, elle apporte son soutien dans ces moments difficiles et appelle les autres organisations à accompagner mais surtout l’État à protéger la communauté Embera contre des actes de violence et rétablir ses droits.

Votre don compte

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Une terre mère sacrée

 

«Nous, les peuples indigènes, voulons vivre en paix et en harmonie avec la nature», «Lorsque le sang coule, c’est aussi la terre qui meurt», « Nous ne voulons plus de guerre, nous voulons vivre en paix», sont parmi les nombreux slogans scandés par les autochtones de la communauté Embera, réunis le 4 décembre dernier dans les rues d’El Valle. Une revendication contre les agissements perpétrés mais avant tout pour protéger leur terre, de laquelle ils tirent toutes leurs richesses. Considérée comme une «terre mère», les parcelles qu’ils cultivent sont leur habitat, leur nourriture et leur culture. Bien loin de l’abattage intensif et des monocultures extensives prônées dans la plupart des régions et qui menacent également la communauté. Le but est donc de ramener le calme dans la région, afin que ces populations puissent retourner à leur environnement.