Il y a une trentaine d’années, le célèbre anthropologue Paul Richards a décrit le travail des familles paysannes comme une sorte de performance, à l’instar d’une pièce de théâtre ou d’un spectacle musical. Les petits paysans et paysannes acquièrent leur savoir-faire en s’exerçant, en répétant et en improvisant. Lors de ma visite chez des paysannes équatoriennes, j’ai découvert que ce ballet se déploie également au moment de la commercialisation des produits agricoles.
SWISSAID soutient depuis 12 ans des associations de femmes dans les Andes équatoriennes afin de renforcer leurs compétences en matière d’agroécologie. Les paysannes apprennent à fabriquer différents types de compost (notamment à partir de fumier de cochon d’Inde), ainsi que des engrais liquides naturels et des solutions écologiques, qu’elles utilisent comme engrais pour le sol, les plantes et les légumes. Les visites des exploitations qui produisent des fruits et des légumes en abondance prouvent combien les paysannes maîtrisent les techniques d’agroécologie.
