L’agroécologie est un outil clé des projets de l’alliance. Bien que cette approche intègre des méthodes relativement connues et déjà passablement utilisées comme la diversification des cultures ou l’irrigation par l’eau de pluie, elle propose également une multitude d’autres techniques innovantes englobant des aspects sociaux, économiques et environnementaux.
Les liens des communautés sont renforcés par la mise en commun et la préservation des semences traditionnelles. Un accent est mis sur l’échange de techniques et d’expériences entre paysannes et paysans, à travers des visites de terrain ou des applications digitales. Les femmes, qui représentent souvent la majorité des forces de travail agricole, sont particulièrement soutenues. Elles sont intégrées dans les processus de décisions et formées à participer aux différentes instances locales.
Sur le plan économique, l’agroécologie contribue à l’indépendance et à la sécurité économique des familles paysannes. Elle mise sur des marchés circulaires et solidaires, ainsi que sur des chaînes d’approvisionnement courtes, comme la vente directe à la ferme, les marchés de vente fixes et les prix garantis. Ces approches créent des réseaux dans lesquels les producteur-trice-s et les consommateur-trice-s se connaissent et s’accordent sur des prix équitables.
En outre, bien que l’agroécologie implique plus de main d’œuvre, elle reste cependant moins coûteuse car les paysan-ne-s font des économies sur les pesticides, l’engrais, les semences ou leur santé. En effet, les pesticides provoquent chaque année 385 millions d’intoxications et jusqu’à 10’000 décès parmi la main-d’œuvre agricole. Diminuer leur utilisation est un double gain.