«Ma journée commence à 5h30. Après une douche rapide, je file au potager de l’école. C’est là que je m’occupe des plantes et que je supervise les élèves chargées de l’arrosage. Ensuite, je rejoins la salle d’étude pour avancer mes devoirs, en attendant le début des cours à 7h30.

De toutes mes activités, le jardinage est de loin ma préférée. Prendre soin d’une plante, de la petite graine jusqu’à l’assiette, me donne un vrai sentiment de responsabilité. Chaque récolte de légumes au portager de l’école est pour moi une immense fierté: j’ai l’impression d’avoir accompli quelque chose de vraiment grand.

Ally Majidu Makundi a 20 ans et fréquente le collège pour filles de Ndwika, en Tanzanie.

Son souhait en cette Année des Agricultrices:

J’aimerais que les femmes aient un meilleur accès au marché, et qu’elles bénéficient de formations et compétences en agriculture écoresponsable.

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Cultiver l'avenir dans l’adversité

L’agriculture est une véritable passion. Plus tard, je veux devenir paysanne, utiliser des outils modernes et respectueux de l’environnement, et contribuer à la sécurité alimentaire de ma communauté. J’aimerais me spécialiser dans la production de tomates. Cette culture bénéficie déjà d’un marché local bien établi car elle est à la base de nombreux plats traditionnels. De plus, c’est une matière première incontournable pour l’industrie, notamment pour la production de concentré et de sauces.

Je sais que le chemin ne sera pas facile. Je dépends du soutien financier de mes parents et leurs ressources sont limitées. Je devrai donc débuter modestement et développer mon projet petit à petit. Au-delà de l’aspect financier, je ne m’attends pas à un soutien moral. Dans mon entourage, beaucoup pensent encore que l’agriculture est une voie pour celles et ceux qui n’ont pas fait d’études. Je doute fort que mon entourage accueille mon choix avec enthousiasme.

Les femmes, piliers de la terre

Les femmes sont le pilier de nos communautés. Ce sont elles qui prennent soin des familles, et qui protègent et transmettent la vie de génération en génération. Mais leur rôle va bien au-delà: elles constituent une main-d’œuvre vitale et un pilier économique majeur. Elles ne gèrent pas seulement le foyer, elles sont des actrices à part entière de la production agricole.

Je ne peux pas me prononcer sur la difficulté d’être une femme paysanne aujourd’hui. Mais en écoutant les récits d’agricultrices, je peux affirmer qu’autrefois leur quotidien était très dur. Les pionnières ont affronté des défis bien plus grands que les nouvelles générations, notamment quand il a été question d’affronter les barrières de genre. Je suis convaincue qu’en créant des structures plus inclusives et égalitaires, nous rendrons ce métier plus accessible aux femmes.»

Multipliez la force des paysannes

La faim gagne du terrain et touche de plus en plus de pays. Les paysannes ont besoin dès maintenant d’un accès équitable aux ressources, à la terre et au savoir. Ce n’est pas seulement une question d’égalité, c’est la clé de la lutte contre la faim. Merci d'être à nos côtés pour lever les obstacles et lutter contre la faim!