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Depuis plus de 10’000 ans, les paysan-ne-s sélectionnent, adaptent, échangent et développent les semences. Leur précieux savoir-faire permet de disposer de variétés adaptées aux conditions locales et d’améliorer notre résilience face au changement climatique. C’est aussi un moyen de garantir la sécurité alimentaire. En quelques mots: les semences, c’est la vie. L’ouvrage «Semences en péril» copublié par SWISSAID le rappelle.
Aujourd’hui, ce trésor est pourtant menacé. Quatre grands groupes détiennent à eux seuls plus de 50% du marché des semences. Les semences industrielles qu’ils développent, brevètent puis promeuvent à coup d’opérations de marketing prennent malheureusement le pas sur les semences paysannes.
Et cela n’est pas sans conséquences. Sur les 300’000 espèces végétales recensées sur la planète, seules 30 composent aujourd’hui notre alimentation. Pire : trois d’entre elles – le maïs, le riz et le blé – représentent la moitié des calories que nous consommons. Cette uniformisation est un danger. Elle rend nos écosystèmes agricoles plus vulnérables face aux crises sanitaires et climatiques.

