La Suisse n’a pas besoin du génie génétique

La Suisse n’a pas besoin du génie génétique

A peine le Parlement avait-il décidé le prolongement du moratoire sur le génie génétique jusqu’en fin 2017, que le Conseil fédéral a mis en consultation, au début de l’année, une loi qui devrait permettre la cohabitation de plantes OGM et de plantes non OGM dans l’agriculture suisse. Pourtant, la grande majorité de la population est très satisfaite de la situation actuelle, à savoir celle d’une Suisse sans OGM. Aussi bien les producteurs et productrices que les consommateurs apprécient les avantages écologiques et économiques d’une agriculture sans génie génétique.

Et pourtant, le Conseil fédéral veut autoriser, via des procédés coûteux, la prétendue cohabitation entre les deux formes de production. Pour SWISSAID, c’est incompréhensible. Les expériences réalisées en Colombie et en Inde montrent qu’une coexistence pacifique est impossible. Par exemple, en Inde, la production de coton biologique est menacée, car il n’y a pratiquement plus de semences non OGM sur le marché. La situation en Amérique du Sud ne laisse aucune place au doute : la production OGM supplante peu à peu la production écologique, non OGM, de colza, de maïs et de soja.

C’est pourquoi, SWISSAID s’oppose fermement à cette proposition de changement de loi. La Suisse n’a pas besoin de cohabitation. Avec sa production agricole sans OGM, elle est un modèle pour le reste du monde, et montre clairement que là où la population a droit de parole, les OGM n’ont aucune chance. Cela a une énorme importance pour les habitants des pays en développement qui se battent contre la pression exercée par l’industrie agroalimentaire et une partie de la communauté scientifique, pour empêcher le recours au génie génétique dans l’agriculture. Dans le monde entier, SWISSAID s’engage pour une agriculture écologique et socialement durable. En Suisse également, SWISSAID plaide pour une interdiction claire des OGM dans l’agriculture.