Protection du climat et aide au développement: deux objectifs complémentaires qui ne sauraient se faire l’un au détriment de l’autre.

Protection du climat et aide au développement: deux objectifs complémentaires qui ne sauraient se faire l’un au détriment de l’autre.

LaRevueDurable organise du 1er octobre au 3 décembre 2015 un cycle de conférences, à Genève et à Lausanne, en partenariat avec la Ville de Genève et l’Université de Lausanne, sur le thème «désinvestir de l’énergie fossile», en soutien de la campagne internationale, lancée en 2012.

Invitée à participer à une table ronde le 14 octobre 2015 à Genève, SWISSAID rappellera qu’en tant que membre de l’Alliance climatique - qui comprend quelque 60 ONGs, et qui a déposé en mai 2015 une pétition, signée par 107'765 personnes – elle exige du Conseil fédéral et des Chambres fédérales que la Suisse, pour protéger le climat et assurer les moyens de subsistance des générations futures, utilise exclusivement des ressources renouvelables pour son approvisionnement énergétique d’ici à 2015 et donc l’abandon des énergies fossiles. Cela, afin de maintenir un climat vivable et ne pas laisser le réchauffement planétaire dépasser le seuil fatidique de 2 ° C. Cet objectif nécessite une réduction de 40% des émissions de CO2 d’ici à 2020 et une réduction de 60% d’ici à 2030 (par rapport à 1990).

L’engagement de SWISSAID vise à réduire les effets implacables du réchauffement climatique pour les populations les plus vulnérables des pays du Sud, notamment dans les régions d’Afrique sub-saharienne, largement tributaires de l’agriculture pour leur développement. 

En tant que membre de l’Alliance climatique, SWISSAID exige, en outre, que la Suisse apporte son soutien financier aux pays en développement, au travers d’un financement qui ne se fasse pas au détriment de la lutte contre la pauvreté.  

Dans le cadre de la conférence qui aura lieu le mercredi 14 octobre, de 18h à 20h30, au Musée d'ethnographie de Genève, Laurent Matile, expert en politique de développement et matières premières, soulignera la nécessité de poursuivre son soutien aux organisations de la société civile dans ses pays partenaires, notamment au Tchad, au Niger et en Guinée Bissau, afin d’assurer la transparence des paiements effectués par les compagnies minières et le négoce aux gouvernements et à garantir le respects des droits humains des populations directement concernées par l’extraction de matières premières, telle que le pétrole et l’uranium. En effet, dans ces pays, l’extraction est une réalité à laquelle les populations doivent faire face.

Politique énergétique et politique de développement doivent en effet être définies de manière cohérente, afin d’assurer la protection du climat, ainsi que la protection et le développement des populations les plus démunies dans les pays du Sud.