Eau et Qoqa font bon ménage

Il y a très exactement un an, la très branchée plateforme de vente en ligne lausannoise QoQa avait proposé aux internautes de soutenir un projet SWISSAID. Un véritable tabac : en l’espace d’un jour et demi, 171'000 francs ont été réunis. A quoi cette somme a-t-elle servi ?

Creusement de nouveaux puits pour une population de quelque 13'000 personnes vivant dans une quinzaine de villages au Tchad; construction de latrines pour les élèves de plusieurs établissements scolaires; remise en état d’une quinzaine d’autres puits: qui aurait pu penser que l’argent nécessaire à ces réalisations puisse être récolté en seulement 36 heures ?

Ce n’était pas la première fois que QoQa, start-up romande, qui propose chaque jour des « bons plans » à ses membres, faisait la promotion, non pas d’un produit, mais d’un projet caritatif. Mais un tel succès fut une grande première. C’est en décembre 2016 que leur choix s’est porté sur SWISSAID et son projet d’approvisionnement en eau au Tchad. Et ce sont au final 15'269 membres de la communauté QoQa à s’être montrés très généreux en donnant 171'000 francs en un jour et demi, sensibles aux conditions de vie très difficiles des populations vivant au Nord du Tchad, en zone sahélienne.

L'eau a changé leur vie, merci Qoqa! 

Une année plus tard, la quasi-totalité du projet a été réalisée. Comme convenu, trois entreprises locales chargées des travaux ont creusé des puits dans 14 villages, construit des latrines dans 3 écoles, et réparé 15 puits déjà existants, mais inutilisables. Deux autres toilettes et un puits supplémentaire sont également prévus.

Grâce à ce projet, de nombreuses femmes et filles n’ont plus à consacrer plusieurs heures par jour pour transporter de l’eau de la source la plus proche jusqu’à leur village; elles disposent ainsi de temps pour d’autres activités, faire du maraîchage, aller à l’école. Grâce aux nouveaux puits, les villageois peuvent désormais irriguer leurs champs, augmenter leurs récoltes, ce qui leur permet de manger à leur faim.

Un contexte difficile 

Cette action a été menée à bien dans un contexte particulièrement difficile, où seul un habitant sur deux a accès à de l’eau potable, ce qui la rend d’autant plus précieuse. Les femmes et les jeunes filles marchent le plus souvent six heures par jour avec leur seau jusqu’au puits le plus proche. L’agriculture souffre aussi de cette pénurie d’eau chronique, ce qui a pour conséquence de faire perdurer la faim. Un tiers de la population souffre de malnutrition.

La construction des puits et des latrines confère ensuite des responsabilités sur le long terme à la commune. Lors de l’assemblée du village, un comité est élu pour chaque puits et pour chaque latrine. Dix personnes environ sont chargées de la formation pour l’entretien et le nettoyage des installations sanitaires. Pour que ces comités puissent faire leur travail convenablement, chaque ménage donne une contribution financière régulière et l’argent est géré de manière transparente.

Parallèlement, les parents apprennent à construire eux-mêmes de simples toilettes. Les écolières et écoliers apprennent à se laver les mains correctement avant chaque repas, et expliquent ensuite à leurs parents que cela contribue à éviter des maladies. Dans les années à venir, SWISSAID entend construire des puits et des latrines pour les écoles dans d’autres villages.

Votre soutien compte

Dans d’autres régions du Sahel, sur le continent africain, les familles de petits paysans ont besoin d’aide. En faisant un don de 55 francs, vous contribuez à la construction d’un nouveau puits et offrez à cinq personnes un accès à de l’eau potable.

Numéro du projet : TS 02/16/07

Durée : 12 mois

Bénéficiaire : 13'000 personnes dans 15 villages

Coûts du projet : 242'700 CHF