Au Niger, des parlementaires engagés en faveur de la transparence des contrats miniers

Au Niger, des parlementaires engagés en faveur de la transparence des contrats miniers

Une situation sécuritaire tendue et un environnement économique dégradé n’empêchent pas les réseaux de la société civile nigérienne du ROTAB et du GREN, appuyés par SWISSAID, de continuer à se mobiliser en faveur d’une meilleure répartition des revenus générés par l’uranium, l’or et le pétrole, avec déjà de beaux succès à leur actif.

La nouvelle Constitution du Niger stipule en effet en son article 149 que «l’exploitation et la gestion des ressources naturelles doit se faire dans la transparence». Actuellement, un groupe d’une vingtaine de parlementaires sont à pied d’œuvre pour élaborer, cette année encore, les projets de textes législatifs qui mettront en œuvre les exigences de transparence contenues dans la Constitution.

Mais afin qu’ils soient mieux outillés sur la transparence dans les industries extractives et les contrats miniers et pétroliers, les députés ont bénéficié de plusieurs «journées parlementaires» d’information destinées au renforcement de leurs capacités. L’une d’entre elle a été consacrée à l’information sur l’Intiative sur la Transparence dans les Industries extractives (ITIE), et animée par Ali Idrissa, secrétaire général du ROTAB.

Outre les parlementaires, il est également important que des représentants de la société civile soient eux aussi bien informés sur la question de l’élaboration, l’analyse et le suivi de la mise en œuvre des contrats miniers et pétroliers.

C’est ainsi que le 15 juillet 2013, des représentants venus de plusieurs régions du Niger ont bénéficié d’une formation dans ce sens, animée par le ROTAB. «Aujourd’hui, les acteurs de la société civile ont accès aux documents des contrats, s’est réjoui son responsable Ali Idrissa. Nous avons en effet pu constater que ce sont ces contrats qui sont mal négociés et empêchent les Nigériens de pouvoir jouir de leurs ressources naturelles.»

Les organisations de la société civile demandent régulièrement une renégociation des contrats pétroliers et miniers, souvent très défavorables aux intérêts du Niger.