Famine et Agriculture

Dans les pays du Sud, 80 % environ des habitants vivent de la terre et 300 millions de familles paysannes assurent les quatre cinquièmes de la production vivrière. Et pourtant, ce sont surtout les régions rurales qui souffrent de la faim et de la malnutrition. La raison principale: une politique agricole qui encourage l'unilatéralité de l'économie d'exportation et la grande industrie.

SWISSAID soutient les familles de petits paysans et les organisations engagées dans la défense de leurs droits et la recherche de solutions écologiques, adaptées aux réalités locales. Les populations doivent avoir la possibilité d'assurer elles-mêmes leur souveraineté alimentaire, fortes de leurs savoir et savoir-faire ancestraux. SWISSAID soutient ses partenaires dans leurs efforts visant à améliorer leurs méthodes d'exploitation agricole, pour élever du bétail, constituer des banques de microcrédit autogérées et construire des systèmes hydrauliques destinés tant à la distribution d'eau potable qu'à l'arrosage.

SWISSAID met un accent particulier sur le maintien et la promotion de la biodiversité. Celle-ci garantit le développement de plantes et d'animaux utiles et protège les récoltes contre les destructions massives dues aux insectes nuisibles et aux maladies entre autres. C'est pourquoi elle remet en question les procédés de la biotechnologie, en particulier le génie génétique qui conduit à long terme à une disparition de la biodiversité et à une dépendance croissante des populations à l'égard de l'industrie agroalimentaire. Une dépendance qui contredit les trois principes directeurs de SWISSAID : autodétermination, autonomie et durabilité.


  • Les semences locales peuvent faire germer la paix

    Les semences locales peuvent faire germer la paix

    La Colombie vit de la petite paysannerie. Le pays jouit d’une biodiversité riche et un réseau s’est développé pour protéger les semences locales. Mais le gouvernement poursuit d’autres objectifs.
  • Une agriculture biologique pour des sols fatigués

    Une agriculture biologique pour des sols fatigués

    Deux jeunes membres de l'Association SWISSAID Zurich se sont récemment rendus en Colombie. Ils ont profité de leur voyage pour visiter un projet SWISSAID. Ils nous racontent leur rencontre avec des bénéficiaires du projet et comment l’agriculture biologique a amélioré l’alimentation et augmenté les revenus des familles paysannes des Andes.
  • Une réussite agroécologique qui impressionne tout le monde

    Une réussite agroécologique qui impressionne tout le monde

    Dans les Andes, les conditions de travail très éprouvantes ont poussé de nombreux petits paysans à rejoindre les villes pour trouver un emploi et toucher un revenu. Sols appauvris, pénurie d’eau, émigration ; tant de problèmes qui pourtant peuvent être résolus lorsqu'on s'attaque à leurs causes profondes.
  • Savoir lire et écrire change l’avenir

    Savoir lire et écrire change l’avenir

    Certaines femmes endossent tous les rôles : elles s’occupent des enfants et du foyer, cultivent les terres et gagnent l’unique revenu familial. Il est donc particulièrement important de les aider à accroître leur salaire et leur confiance en elles, en leur donnant accès à l’éducation.
  • « La forêt nous appartient, nous nous battons ! »

    « La forêt nous appartient, nous nous battons ! »

    Les Baigas ont besoin de la forêt comme ils ont besoin de l’air et de l’eau. Ils ont dû se battre longtemps pour être autorisés à utiliser leur propre forêt communautaire. SWISSAID les a aidés. Aujourd’hui, ils la reboisent.
  • Parité homme-femme au Tchad: les femmes remontent la pente

    Parité homme-femme au Tchad: les femmes remontent la pente

    Au Tchad, les femmes sont perdantes à tous points de vue. Elles sont souvent victimes de violence, n’ont aucun droit, n’accèdent pas à la formation et n’ont pas d’argent même si elles triment davantage que les hommes. Mais là où foisonnent les problèmes s’offrent également de nombreuses solutions.
  • Les nouvelles technologies au service de l’agroécologie

    Les nouvelles technologies au service de l’agroécologie

    Depuis quelques années, un groupe de paysans, soutenus par SWISSAID, s’est converti à l’agroécologie. Une pratique qui nécessite des connaissances approfondies. Grâce à la distribution de smartphones et au développement d’une application spécifique, ils peuvent désormais partager leurs problèmes et obtenir des informations auprès d’autres paysans, d’agronomes et de scientifiques afin d’augmenter leur productivité.
  • Comment la récolte arrive-t-elle sur le marché?

    Comment la récolte arrive-t-elle sur le marché?

    Les paysans ne sont pas tous des entrepreneurs nés. Mais grâce à des coopératives de vente, ils créent de la valeur ajoutée avant même de mettre leurs produits sur le marché.
  • Une variété de mil remise au goût du jour

    Une variété de mil remise au goût du jour

    Dans la région d’Abala au Niger, pays sahélien, la population manque de tout, mais lutte avec courage pour s’en sortir. Par exemple en se remettant à cultiver, grâce à l’appui de SWISSAID, une variété de mil locale qui avait été oubliée, et qui donne d’excellents résultats.
  • L’espoir renaît au Nicaragua

    L’espoir renaît au Nicaragua

    Dans des villages reculés du Nicaragua, les conditions de vie sont particulièrement difficiles. Mais grâce à l’appui de SWISSAID, qui propose de nouvelles méthodes agricoles, telles que l’agroécologie, un nombre croissant de familles de paysans a repris espoir.
  • Des preuves contre les vaines promesses

    Des preuves contre les vaines promesses

    Les petits paysans du Nicaragua sont mobilisés par la défense de leurs propres semences contre les multinationales agrochimiques qui veulent imposer leurs semences génétiquement modifiées. Grâce à des essais en plein champ financés par SWISSAID, ils ont pu démontrer que les variétés locales sont moins gourmandes en eau et résistent mieux aux aléas climatiques que les variétés hybrides – tout en produisant autant.
  • De magasinière à enseignante

    De magasinière à enseignante

    Comme Ana Jancy Salmeron Rodriguez, beaucoup de jeunes au Nicaragua ont trouvé un futur rempli d'espoir. Grâce aux organisations de jeunes, de nombreux Nicaraguayens soutiennent leur famille et la société - et s'approchent de leurs propres objectifs de vie.
  • Des arbres pour lutter contre le réchauffement climatique

    Des arbres pour lutter contre le réchauffement climatique

    Les paysans des pays du Sud sont les premières victimes de la catastrophe climatique dont les pays industrialisés portent l’essentiel de la responsabilité. Ils doivent s’adapter à la sécheresse, à la hausse des températures et aux précipitations irrégulières. Mais comment feront-ils s’ils se retrouvent aujourd’hui déjà sans ressources?
  • Des vers de terre et de l’engrais bio pour lutter contre la pauvreté

    Des vers de terre et de l’engrais bio pour lutter contre la pauvreté

    Dans les villages reculés de la région Matiguás au Nicaragua, la pauvreté est parfois alarmante. Les choses vont mieux depuis que les familles de paysans se serrent les coudes. «Manger sainement et à sa faim» est leur devise.
  • Une maison pour les mères démunies

    Une maison pour les mères démunies

    Dans les environs de San Dionisio au Nicaragua, les femmes mènent une vie de privation, sans eau ni électricité ni soins de santé. La «maison des mères», située à proximité d'un centre de santé, les accueille pour les derniers jours de leur grossesse. Pour autant qu’elles parviennent encore à parcourir le chemin difficile qui les en sépare...
  • Des femmes dynamiques créent des emplois

    Des femmes dynamiques créent des emplois

    Dans le nord du Nicaragua, des femmes ont formé une coopérative et font leurs achats de viande en gros pour alimenter leurs petits commerces. L’an dernier, elles ont même ouvert une boucherie, et créé des emplois.
  • Mobilisation paysanne contre la destruction des forêts

    Mobilisation paysanne contre la destruction des forêts

    En Guinée-Bissau, une partie importante de la population a besoin de la forêt pour vivre, et atténuer les effets du changement climatique. Or, les bois précieux font l’objet de nombreuses convoitises. Les villageois, avec l’aide de SWISSAID, luttent pour acquérir les droits de propriété sur leurs forêts communautaires et les sauver de la prédation des compagnies forestières internationales.
  • Quand les plus pauvres deviennent des modèles

    Quand les plus pauvres deviennent des modèles

    Les minorités tribales en Inde sont méprisées et vivent souvent dans la plus extrême pauvreté. C’est pourquoi SWISSAID s’engage dans 93 villages du centre du pays pour leur offrir de meilleures perspectives d’avenir.
  • Du thé vert sans arrière-gout amer

    Du thé vert sans arrière-gout amer

    Pendant longtemps, les cultivateurs de thé de Key Twin Kone ont traité les feuilles de thé vert fraîchement cueillies à mains nues. Grâce aux poêles, aux rouleuses mécaniques et au séchoir solaire, les conditions de travail des petits paysans se sont beaucoup améliorées. Le produit aussi s’est amélioré. Le thé est de bien meilleure qualité, a meilleur goût et peut être vendu deux fois plus cher.
  • Hommage aux paysannes

    Hommage aux paysannes

    Le photographe Luis A. Guzmán a photographié des paysannes colombiennes dans le cadre d’un projet de femmes. Motivées par les nouvelles possibilités d’améliorer leur vie et de subvenir aux besoins de leur famille, elles sont mobilisées pour sortir de la pauvreté et améliorer leur sécurité alimentaire.
  • Redonner de l’espoir aux jeunes

    Redonner de l’espoir aux jeunes

    En Colombie comme ailleurs, les jeunes aspirent à voler de leurs propres ailes. Difficile dans un contexte économique sinistré. SWISSAID fournit conseils, formation et capital de départ à des jeunes pour les aider à bien démarrer dans la vie.
  • Toute bonne chose vient d’en bas : agriculture agroécologique et protection des réserves d’eau en Équateur

    Toute bonne chose vient d’en bas : agriculture agroécologique et protection des réserves d’eau en Équateur

    À Achupallas, sur les hauts plateaux andins du centre de l’Équateur, la sous-alimentation et la malnutrition sont largement répandues. Parmi les causes : le changement climatique et une utilisation intensive des sols. Il est possible d’agir pour y remédier.
  • Culture de riz et d’oignons font bon ménage

    Culture de riz et d’oignons font bon ménage

    Dans la région de Bafatá, l’autosuffisance en riz permet aux populations de mieux tirer profit des revenus générés par les oignons.
  • De petits moyens pour de grands effets

    De petits moyens pour de grands effets

    Fernando Lobo, membre de l’association SWISSAID Genève, témoigne de sa mission de novembre 2015 en Guinée-Bissau où il a visité un projet soutenu par la Fédération genevoise de coopération.
  • Plus jamais faim: suffisamment à manger 365 jours par an

    Plus jamais faim: suffisamment à manger 365 jours par an

    Dans la zone d’implantation de nos projets au Myanmar (Birmanie), la population ne mange pas à sa faim pendant quatre mois de l’année. Dans des «champs école», les paysannes et les paysans apprennent à obtenir de meilleurs rendements avec une agriculture écologique.
  • Tendre la main pour que l'eau coule enfin

    Tendre la main pour que l'eau coule enfin

    Il n'est pas normal que des enfants souffrent continuellement de diarrhées, tandis que leurs mamans marchent deux heures par jour pour trouver de l'eau à peine salubre. SWISSAID et les Services Industriels de Genève (SIG) s'engagent ensemble pour apporter l'eau potable dans un village reculé des Andes équatoriennes.
  • Soif d’avenir

    Soif d’avenir

    Dans l’Etat indien du Maharashtra, les petits paysans pauvres bénéficient d’un soutien national mais se heurtent fréquemment à des problèmes de bureaucratie. SWISSAID leur apporte son aide pour les formalités, ce qui leur permet d’améliorer leurs récoltes et leurs productions tout en ménageant leur porte-monnaie.
  • Des haricots peu ordinaires

    Des haricots peu ordinaires

    Grâce à des banques de semences et au savoir local, des familles de paysans garantissent non seulement leur propre alimentation, mais aussi la diversité biologique.
  • Variétés traditionnelles: anciennes semences, nouveau succès

    Variétés traditionnelles: anciennes semences, nouveau succès

    Avec des semences anciennes et robustes de riz et de céréales, des paysannes et paysans indiens se prémunissent contre l’instabilité du climat. Ces variétés anciennes sont aussi avantageuses du point de vue financier. Cependant, beaucoup de paysannes et paysans doivent d‘abord «se casser le nez», avant de convertir leurs cultures.
  • Afin que le travail porte ses fruits

    Afin que le travail porte ses fruits

    La population rurale de l’État de Kachin en Birmanie n’a pas la vie facile: les terres produisent peu et le piège de l’endettement se referme sur les petits agriculteurs. Des paysans et paysannes racontent comment ils s’en sont sortis grâce à SWISSAID.
  • Conférence

    Conférence "L’huile de palme, un danger pour les paysans, ici et ailleurs?"

    Omniprésente dans notre alimentation et utilisée comme agrocarburant, l’huile de palme est controversée. Un débat passionnant s’est tenu le 17 novembre 2016 au Palais Eynard de Genève, sur l’impact de l’huile de palme sur les paysans suisses et du Sud, afin d’entrevoir des solutions. Il faisait suite au précdent débat de novembre 2014 sur les enjeux de cette huile de palme.
  • Un ingénieux système de «crédit-stockage» favorise l’essor des villages

    Un ingénieux système de «crédit-stockage» favorise l’essor des villages

    Les petits producteurs nigériens doivent le plus souvent vendre leur récolte à prix cassé, dans l’incapacité qu’ils sont de la stocker et d’attendre que les prix remontent. Le «warrantage», ou «créditstockage», leur permet d’en tirer un meilleur revenu, tout en recevant sans délai de l’argent comptant comme fruit de leur labeur.
  • Des légumes bio grâce à un cochon

    Des légumes bio grâce à un cochon

    Tout changement nécessite du temps et des pionniers qui montrent l’exemple. Au Myanmar (Birmanie), un premier groupe de «paysannes pilote» a montré qu’il était possible d’adopter avec succès les méthodes agroécologiques.
  • «La forêt est ma seule ressource pour nourrir ma famille»

    «La forêt est ma seule ressource pour nourrir ma famille»

    Au cours de ces dernières années, les forêts du Myanmar (Birmanie) ont été l’objet d’un abattage massif et illégal. Il s’agit non seulement d’une catastrophe écologique, mais également humaine pour les populations sans terres. En collaboration avec SWISSAID, elles sont à la recherche de solutions.
  • Une assurance-vie nommée «Piggy»

    Une assurance-vie nommée «Piggy»

    Dans le nord du Myanmar (Birmanie), des conflits ont obligé des milliers de personnes à quitter leurs villages pour s’établir à proximité des villes. Des crédits pour des élevages porcins leur permettent de s’en sortir.
  • En Equateur, le clonage des pommes de terre est une pratique ancestrale

    En Equateur, le clonage des pommes de terre est une pratique ancestrale

    Grâce à une technique particulière de clonage de pommes de terre, des agricultrices équatoriennes améliorent leur production. Un savoir-faire ancien qui a un bel avenir devant lui.
  • Des arbres fruitiers pour faire face au changement climatique

    Des arbres fruitiers pour faire face au changement climatique

    Lorsque la pluie tarde à venir, la récolte est menacée, et la vie même des paysans est en danger. Des petits producteurs qui vivent dans l’arrière-pays montagneux de Matagalpa, au Nicaragua, font preuve d’une grande créativité lorsqu’ils cherchent des solutions pour affronter le changement climatique.