Dorénavant, les entreprises cotées en bourse aux USA qui travaillent dans l’extraction minière, du pétrole ou du gaz, doivent rendre public tout paiement aux gouvernements des pays à gisements. L’acceptation de cette loi est une victoire de la coalition mondiale d’ONG Publiez ce que vous payez, dont fait partie SWISSAID.
Les entreprises pétrolières et minières paient chaque année des milliards de dollars aux gouvernements des pays dont le sous-sol regorge de richesses. Personne ne connaît le montant exact de ces paiements pour acquérir des licences, concessions ou royalties. Cette mauvaise pratique appartiendra bientôt au passé grâce à la victoire significative du lobby mondial pour une plus grande transparence des entreprises extractives : occupé à réformer le milieu de la finance, le congrès étasunien a voté une loi qui oblige les entreprises minières et pétrolières cotée en bourse aux USA de rendre public les payements effectuées en faveur des gouvernements possédant les précieux gisements.
Cette loi concerne près de 90 % des entreprises internationales travaillant dans le pétrole et le gaz, ainsi que 80 % des entreprises minières. Bientôt, les populations des pays pauvres, bien que riches en ressources naturelles, aurons accès à des informations détaillées sur les échanges de devises entre les entreprises étrangères et leurs gouvernements. Une arme significative contre la corruption qui mine de si nombreux pays, car elle permettra de demander des comptes aux gouvernements sur l’utilisations des sommes reçues.
Cette nouvelle loi étasunienne est un des plus grands succès enregistré par Publiez ce que vous payez, une coalition mondiale d’ONG dont fait partie SWISSAID. Depuis de nombreuses années, SWISSAID s’engage sur le terrain pour que les bénéfices produits par l’exploitation de ressources naturelles profitent aux populations les plus pauvres des pays exportateurs de ces richesses. Au Tchad, au Niger et en Guinée-Bissau, SWISSAID soutient des organisations de la société civile qui partagent notre but. Un but qui devrait être plus facile à atteindre grâce à cette nouvelle loi.
Le lobby mondial pour une plus grande transparence des entreprises extractives est entré dans une phase décisif de sa lutte. Plus tôt dans l’année, la bourse de Hong-Kong s’est muni d’une loi semblable, et en automne 2010, l’ITIE (Initiative sur la Transparence des Industries Extractives) est confrontée à un nouveau défi : une discussion débute pour mettre en place des nouveaux standards internationaux pour la publication des versements des entreprises aux pays exportateurs de ressources naturelles. La Suisse n’est pas en reste et ouvre un débat sur la révision du droits des sociétés anonymes qui va dans le même sens.




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